--> Définition matrimoine dans le monde artistique en Rhone-Alpes

Le Matrimoine, qu’est-ce que ça signifie ?

Fort oublié, le terme matrimoine a été sous les ombres de son genre opposé, le patrimoine. Le Matrimoine est alors plus axé vers la culture, d’où l’appellation : Matrimoine culturel. D’emblée, cela englobe alors la mémoire des créatrices du temps passé. Mais le Matrimoine signifie également la transmissions des œuvres de la gente féminine. Le Matrimoine permet alors la valorisation des œuvres féminines et de soutenir l’égalité entre les femmes et les hommes pour un héritage mixte et égalitaire.

Avec la réhabilitation de la notion de matrimoine, l’héritage culturel retrouve peu à peu de féminisme et est par la suite équilibré. En effet, l’héritage culturel, au sens large, devrait comprendre le binôme Patrimoine, ce qui vient du père et Matrimoine, ce qui vient de la mère. Ce dernier, dissipé par le temps, estompé par de la misogynie, retrouve sa place dédiée dans la chambre de notre culture.

Une autrice, le genre opposé de l’auteur

Existant depuis l’Antiquité, le mot « autrice » est aussi ancien que son binôme masculin. On retrouve la trace de l’utilisation de ce mot par un des comédiens de Molière, Lagrange, dans les registres des comptes. Il désignait ainsi les femmes dramaturges, les pionnières du XVIIe siècle.

Hroswitha de Gandersheim, abbesse germanique du Xe siècle fût la première autrice dans le monde de théâtre européen. Ses œuvres, des drames chrétiens, puisaient inspiration de ceux de Térence. C’est au XIVe siècle que naquit Christine de Pizan, la première femme de lettres professionnelle.

Marguerite de Navarre, reine et sœur de François premier est la première autrice de théâtre, connue en France. Ses œuvres sont des farces subversives et satiriques visant l’Eglise au temps de l’Inquisition.

Pour les héritages théâtraux joués en France, on compte deux autrices célèbres dont Françoise Pascal, autrice du théâtre joué en 1650 par des troupes lyonnaises. En 1662, on retrouve Mme de Villedieu avec sa pièce de théâtre joué à Paris. Laodamie est la première scène théâtrale tragique écrite par Catherine Bernard, autrice pionnière dans le domaine en 1689.

Lors de l’Ancien Régime, on compte plus de 400 autrices de théâtre. Incluant tout genre de scène, on y retrouve : des tragédies, des comédies, des drames, des farces. Avec un fort renommé, plusieurs de ces œuvres ont été joué à la Comédie Française, à la Comédie Italienne ou encore à Versailles et ainsi que dans les premiers théâtres de boulevard. Et certaines ont même connue une renommée mondiale comme Marie-Anne Barbier (1664-env.1745).